Malik et la loi du marché

Ce gestionnaire de prévoyance d’un groupe mutualiste n’avait sans doute pas imaginé le parcours qu’il lui faudrait suivre avant de décrocher ce nouveau job auquel il avait postulé par voie d’annonce sur un site emploi d’internet.

Il a saisi une nouvelle opportunité

Quelques mois auparavant, nous l’avions accompagné à l’issue d’un licenciement.Et alors que nous nous assurions du fait qu’il était toujours en poste, nous découvrions qu’il avait changé, sans nous en avoir forcément avertis.

Aussi nous lui demandâmes de nous expliquer les raisons de son changement dans le cadre d’une enquête sur nos résultats de reclassement. Et, celui-ci devait d’abord nous dire de ne pas lui en vouloir de n’avoir rien dit sur la décision qu’il avait prise de changer de poste à nouveau. En vérité, il attendait la fin de sa période d’essai pour nous faire part de la nouvelle.

La préparation au recrutement

Dans le cadre de sa première recherche d’emploi, nous avions posté son CV sur plusieurs sites d’emplois spécialisés dans son domaine. Nous lui avions rédigé quelques lettres types de candidatures, des courriers de suivi d’entretien. Nous avions rédigé un pitch pour présenter la globalité de son parcours, avions préparé des réponses et des questions qu’il pourrait utiliser lors des entretiens. Nous avions attiré son attention sur les différents profils des personnes qu’il serait amené à rencontrer lors d’un processus de recrutement.

Malik était paré pour la recherche d’emploi, qui n’avait plus réellement grand rapport avec la démarche d’une structure d’insertion qu’il avait connu en revenant en France,14 années plus tôt.

La loi du marché

Aussi, en l’écoutant, allions nous découvrir que Malik avait pris goût à la recherche d’opportunités professionnelles. Depuis que nous l’avions quitté, il jouait avec l’offre du marché. Les job boards continuaient de lui envoyer des alertes auxquelles il répondait dès que le salaire était plus élevé et le dernier poste qu’il avait obtenu lui permettait de faire un saut de 10K euros annuels, par rapport au salaire qu’il gagnait juste avant d’être licencié.

Malik n’en revenait pas. Il nous racontait lors de notre enquête par quelles étapes il avait dû passer pour parvenir au résultat.

« Alors que j’étais en poste, j’ai reçu une alerte sur mon portable et en voyant le niveau de rémunération j’ai voulu tenter. Deux semaines plus tard j’ai reçu un appel de la RH de la société. J’ai repris mes notes que nous avions travaillées ensemble, j’ai pris une journée de congé pour me préparer et je me suis rendu à l’entretien. Ils m’ont fait passer des tests dans une salle, je devais répondre à des questions en lien avec mon métier de gestionnaire de prévoyance. C’était facile pour moi.

Au sortir du premier rendez-vous j’ai compris que nous étions quatre candidats retenus sur 118 cv adressés suite à l’annonce.

Et sur les quatre reçus, nous restions deux en compétition pour continuer le processus amorcé. Je devais donc être convoqué une deuxième fois pour rencontrer la DRH et mon N+1 quelques jours plus tard et une fois de plus je décidais de me préparer à ce rendez vous en prenant une journée de congé. Cette fois j’avais étudié de près le contexte de l’entreprise pour montrer que j’étais réellement intéressé par le poste.

En arrivant dans les locaux, j’ai d’abord été reçu par la DRH qui m’interrogea sur mes motivations à vouloir rejoindre leur entreprise et me fit un compte rendu des résultats des tests que j’avais passés au cours du premier entretien. Convaincue par mon discours, elle me proposa de rencontrer immédiatement le N+1 et dans mon esprit, j’ai tout de suite compris que j’avais mes chances, aussi c’est en confiance que j’ai abordé cette troisième rencontre. Finalement, alors que nous terminions notre entrevue avec le N+1, la DRH est apparue dans le bureau pour me demander si j’avais encore un peu de temps pour rencontrer le N+2.

Inutile de vous dire que si je sentais la pression monter, l’excitation à l’idée du succès possible à l’issue de ce processus était tout aussi difficile à canaliser à cet instant. Aussi j’ai dit que j’étais disponible, je m’étais organisé pour la circonstance. J’ai rencontré le N+2, j’ai réaffirmé mes motivations et lorsque je suis sorti de l’entretien, j’ai croisé à l’accueil une personne qui attendait pour un rendez-vous. Je me suis dit, c’est peut-être elle l’autre candidate,et, avec un peu chance elle n’a pas été préparée. Aussi j’ai fait ce que vous m’aviez conseillé. J’ai adressé un courrier de suivi à chacun pour les remercier et leur réaffirmer ma motivation à les rejoindre.

Et quelques jours plus tard, j’ai de nouveau été contacté par la société, ils m’ont fait une proposition d’embauche que j’ai finalement acceptée. »

C’est avec un grand sourire que Malik terminait son récit. Il était heureux du résultat, qui plus est, d’y être parvenu seul cette fois ci. Il était reconnaissant de ce que nous avions fait pour lui, mais il se sentait libre désormais de jouer avec la loi du marché.

Avant de nous séparer, nous l’alertions toutefois sur le fait de ne pas trop changer en si peu de temps, car il risquait de se mettre en danger inutilement, que le plus important restait qu’il enrichisse son expertise métier.

Le parcours de Malik chez Eurotalents

  • Réalisation d’un bilan
  • Création d’alertes sur des « Job-boards » de son secteur
  • Postage de CV sur plusieurs sites d’emplois
  • Rédaction de plusieurs types de courriers
  • Rédaction d’un pitch prévoyant plusieurs mises en situation
  • Recommandations sur sa présentation en entretien…

Le prénom a été changé. Chaque profil est unique et donne lieu à un accompagnement personnalisé.